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L’échauffement électrique : cas d’un bornier de répartition

L’échauffement électrique : cas d’un bornier de répartition

15/05/2015 – Au cours d’un incendie, un tableau électrique et ses composants peuvent être très fortement dégradés, pour autant rien ne permet de dire à ce premier constat si la dégradation du tableau électrique est la cause ou la conséquence de l’incendie.

Pour répondre à cette question il sera nécessaire de dérouler, de façon rigoureuse, la méthode de Recherche de Causes et de Circonstances Incendie NFPA 921 qui précisera un lieu d’origine puis un point d’origine. Au terme de cette première étape de l’investigation, si le tableau électrique se situe au point d’origine il sera nécessaire de pousser plus finement les recherches et de procéder à une fouille détaillée et méthodique des éléments du tableau concerné.

L’exemple qui suit présente le cas d’une échauffement par effet Joule d’un répartiteur ou bornier de répartition.

 P1060111 (Copier)P1030855 (Copier)

>> Ici, l’ensemble des matériaux combustibles ont disparus par effet thermique, excepté le faisceau de câbles et les pièces métalliques qui composaient les éléments de protection du tableau.

L’échauffement est une énergie émise sous forme de chaleur, par effet Joule, proportionnelle à la résistance (R), au carré de l’intensité (I) et au temps (t). Les conducteurs sont prévus pour supporter un certain échauffement inévitable lors du passage du courant. Chaque conducteur possède en effet une intensité limite d’emploi normalisée, en fonction des conditions de pose et de température ambiante. Cependant, dans certains cas, la température peut atteindre l’inflammation du milieu environnant :

  • une densité du courant trop importante dans le conducteur (surcharge ou non-déclassement de câbles serrés dans un cheminement),
  • un échauffement localisé lié à la mauvaise qualité d’un raccordement (serrage insuffisant d’une connexion) ou à une réduction localisée de la section (serrage trop important)

L’échauffement dû à un mauvais serrage de la vis du connecteur principal d’un bornier de répartition de phase est le cas de notre exemple :

  • Une oxydation a engendré l‘augmentation de la résistance au passage du courant, ce qui a révélé un échauffement par effet Joule ayant pour conséquences la fusion du cuivre du faisceau de câble. Cette fusion du cuivre s’est accompagnée par l‘inflammation des matériaux combustibles à proximité (la gaine isolante du câble en premier aliment du feu) puis l’ensemble des matériaux combustibles disponible alentours.
  • Les causes de ce phénomène peuvent être :
    • Les vibrations et le passage du courant durant des années qui ont fini par dégrader la résistance du contact,
    • un serrage trop important qui a diminué la section,
    • ces deux causes étant intimement liées à l’absence d’embout de serrage à l’extrémité du câble souple qui vise précisément à permettre de garantir une bonne connexion (cf NF C 15-100)

 

Les borniers de répartitions sont utilisés dans les tableaux électriques. Ils servent à distribuer l’arrivée des conducteurs (Phase, Neutre) depuis le disjoncteur différentiel (ERDF) ainsi que la Terre, vers les interrupteurs différentiels du tableaux électrique.

P1060800 (Copier) - CopieP1060851 (Copier) - Copie

>> Vues du répartiteur avant et après nettoyage au bac à ultrasons

 

 

 

 

 

 

 

>> Vue du câble présentant un point deDSCN0470 (Copier) - CopieP1060832 (Copier) - Copie fusion à son extrémité correspondant à la fusion restante dans le bornier

 

 

 

 

Conclusion prévention :

Pour toutes modifications sur un tableau électrique, faites appel à des professionnels.
De façon régulière, demandez l’intervention d’un électricien qui vérifiera, entre autre, les connexions de votre tableau de répartition électrique >> Attention :

  • connexions trop serrées > dommage et réduction de la section du câble,
  • connexions insuffisamment serrées > défaut de connexion avec possible effet Joule ou arcs électriques,
  • Il faut donc chaque année vérifier le juste serrage de l’ensemble des connexions de l’installation.

Conclusion investigation :

Un feu d’origine électrique doit se démontrer et se prouver! L’hypothèse finale ne peut être retenue que si elle s’appuie sur des faits, des faits et toujours des faits. Et s’il subsiste le moindre doute il est possible de poursuivre les recherches par d’autres outils, sans omettre pour autant que l’expertise judiciaire est « la chose des parties » :

  • analyse en laboratoire,
  • sapiteur électricien spécialisé en recherche des causes incendie,
  • reconstitution pour vérifier la séquence d’inflammation.

Aussi, pour toutes détermination de causes d’un incendie, nous nous engageons à appuyer nos hypothèses sur des signes objectifs et des indices mesurables et quantifiables, en particulier lorsqu’elles relèvent, comme présenté ici, d’un feu d’origine électrique.

Une question, un besoin, une expertise à confier : contactez nous!

Basé en Pays de la Loire, nous intervenons sur toute la France!

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